Ce magnétophone - mono à 9,5 cm/s de 1970 - n'est pas un modèle haut de gamme ou de collection et je pourrais numériser les bandes avec mon Uher ou mon Akai. Mais le plaisir est de sauver un appareil avec les souvenirs qui y sont attachés.
État des lieux.
La panne la plus évidente est que le sélecteur de fonction est bloqué, c'est le cas de la plupart des modèles que l'on peut trouver sur internet pour quelques dizaines d'euros.Le galet d'entraînement et la tête de lecture sont encrassés mais semblent intacts. Rien qu'un bon nettoyage / polissage ne puisse sauver.
Mais avant le blocage du sélecteur, Jean ne confirme qu'une courroie avait dû céder car il n'y avait plus d'entraînement.
Il s'était déjà procuré un modèle quasi identique - un TK 121 - dans l'espoir de réparer l'un avec les pièces de l'autre. Mais ils ont les mêmes pannes.
Me voici donc face à ces deux magnétophones, on va commencer par le TK 126 puis on verra si on en profite pour sauver le second.
Accès au châssis.
Comme toujours je prends un maximum de photos pour faciliter le remontage.Cet appareil n'est pas très complexe mais il y a quand même un bon nombre de pièces mobiles qu'il faudra ré-assembler. Permuter deux ressorts de caractéristiques différentes peut empêcher le fonctionnement.
Je retire le fond :
À part un peu de poussière et une toile d'araignée, tout semble en parfait état.
Donc je retire les boutons et les vis visibles
mais le cadre reste bloqué par les axes de la poignée.
Le "truc" est de taper pour la déplacer avant de dévisser les tenons.
Et voici ce qui traine dans la boîte :
Deux courroies rondes cassées, les restes du galet qui (dé)verrouillait le sélecteur (ça a maintenant la solidité de pâtes trop cuites...), et une lame ressort dont j'ignore l'emplacement d'origine.
J'ai commandé des courroies sur ebay mais je vais devoir fabriquer un nouveau galet.
Le reste semble en bon état,
Démontage de la platine supérieure.
Pour placer les nouvelles courroies il faut séparer les deux platines. On commence par démonter les pièces fragiles histoire de ne pas avoir de nouvelles choses à réparer.Après un passage délicat à l'aspirateur, le haut-parleur est comme neuf. Pas de grattement quand on appuie sur la membrane. Ce magnétophone a été bien rangé à l'abri de l'humidité sinon le carton serait marqué.
Pour déposer le vu-mètre il est plus simple de détacher le support de l'ampoule pour n'avoir que deux fils à dessouder.
On retire également les deux ampoules.
Puis on dessoude les fils arrivants de l'ampli au bornier des têtes, en laissant pour l'instant en place ceux des têtes.
Tant qu'on sent une tension sur la plaque c'est qu'il reste un ressort.
On peut enfin retirer la platine des têtes, ce qui libère entre autres le volant d'inertie. On voit encore les marques réalisées pour l'équilibrage.
Je retire chaque pièce en prenant en photo son positionnement précis, les ressorts sont maintenus sur leurs pièces respectives avec un morceau de scotch.
Un bon moyen de ne pas mélanger les vis est de les remettre temporairement à leur emplacement.
À suivre
Vu son bon état, avant le démontage j'avais branché ce magnétophone pour en juger rapidement l'électronique.Naturellement un bon ronflement 50Hz est sorti du haut-parleur.
Dans les appareils un peu anciens on sait que les condensateurs électrochimiques sont quasi systématiquement à changer (surtout ceux de l'alimentation, ce qui s'entend très bien ici).
Le prochain article de ce blog sera donc consacré la réfection de l'électronique de ce Grundig TK 126.




























